Impossible de trouver formatiion plus à son avantage que celle de Revel au cours de ce premier acte de tous les dangers. Dès le coup d'envoi, les locaux, bien décidés à surmonter leur cruelle déconvenue du précédent week-end se ruent à l'assaut des buts défendus par Aloy. Lafforgue puis Ruffé mitraillent à qui mieux mieux (1er) et ce dernier, bien que sur son bon pied, ne parvient pas à valider cet imposant travail de sape (20e) aux dépens l'arrière-garde visiteuse.
Copieusement dominés, les banlieusards bordelais doivent attendre une tentative de Luce (22e) pour mettre enfin le nez à la fenêtre. Leur coach procède même à un changement tactique pour le moins prématuré tellement l'entrejeu est à la peine sur chaque remontée de balle.
C'est au moment où le doute était susceptible de s'immiscer dans les rangs lauragais au regard du déficit à la finition enregistré que Parédès, bien servi en profondeur par Meslem, réussit avec la complicité de Lafforgue un petit chef-d'oeuvre technique en lobant le gardien à bout portant et... de la tête : 1-0 (30e).
Le plus dur est fait. Mais le promu surprend agréablement en terme de maturité tactique en évitant le - double - piège qui le guettait. sans se découvrir inconsidérément sous le coup de l'euphorie au risque de s'exposer à un contre ni tomber dans l'attentisme sous peine de laisser l'adversaire prendre l'initiative unilatérale des opérations, les protégés de Sébastien Vidal vont rendre une copie des plus propres. A plusieurs reprises (45e, 60e, 75e), les Mérignacais frôleront même le K.O. définif mais ni Ruffé ni Goncalvès (alias; "Gégette") ne pourront ajuster leur gâchette;